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Mon histoire : Le jour où tout a basculé 22/08/2015


(Photo de Flamenco et moi lors d'un concours que l'on a fait dans mon ancien club ... Merci de ne pas plagier ou signaler mon blog Domaine-Ever-lue pour plagiat car c'est un de mes blog et j'ai copier l'histoire pour vous la partager sur se blog.)
 
Comme chaque histoire a un commencement, je vais vous raconter la mienne.
Je m'appelle Maëva, je montais dans un centre équestre juste génial chaque cours était top toujours des fous rires et de bons moments partagés.
Mais j'ai du changé de centre équestre car celui-ci a fermé. Pourquoi a-t'il fermé ? Car le directeur n'avait plus le moral depuis le décès de sa femme.
Il a gardé son club, mais ne fait plus que de la pension.
J'ai cherché un nouveau centre équestre, j'en ai visité plusieurs avant de m'inscrire dans un club que je trouvais très jolie.  

J'avais tellement hâte que l'on soit samedi afin de faire mon premier cours dans ce nouveau club, j'étais excitée est aux anges de pouvoir continuer l'équitation.
Le samedi tant attendu était arrivé.
J'étais arrivée au club pour mon cours, mon cheval était monté l'heure d'avant je n'avais donc pas à le seller.
Ma première heure s'était plutôt bien passée. J'étais contente de ce club je l'aimais bien et au début les premiers mois tout se passait bien.
J'avais décidé de faire mes stages scolaires dans ce club.

Puis tout avait changé, d'une simple cavalière de club j'étais devenue stagiaire.
Une stagiaire doit aider certe, mais elle ne doit pas tout faire non plus.
Je faisais tout ce que l'on me demandait, mais je n'allais pas assez vite à leur goût alors je me faisais insulter, critiquer, cela me blessait, je m'en rappelle devant ma monitrice je retenais mes larmes, mes yeux se mettaient à briller, le ton de ma voix changeait. Chaque soir en rentrant de stage j'étais complètement fatiguée, je me souviens je m'écroulais dans mon lit et toutes les larmes que je retenais coulaient enfin. J'attendais d'être seule dans mon lit pour pleurer car je détestais montrer mes sentiments, je me sentais tellement faible de pleurer pour "rien".
Ma mère me demandait ce qu'il se passait, elle me demandait pourquoi je ne mangeais plus ou pratiquement plus. Je lui répondais que j'en prenais plein la gueule que j'en avais marre, je voulais que tout ça s'arrête. Est ce que tout cela était de ma faute ? Si je mettais fin à mes jours, trouverai-je la paix ?
Sur ces mots son visage s'était décomposé, m'entendre dire que je ne voulais plus vivre l'avait profondément blessée.
Elle m'avait répondu que dans la vie il y avait des hauts et des bas, que je devais me battre pour montrer qui j'étais vraiment et prouver ce que je valais. 
Sur ses conseils je pensais à autre chose et j'allais me coucher.
J'avais passé deux semaines en stages à me battre et à me faire critiquer. Sur les papiers que mon lycée m'avait donné, il demandait ce que le centre équestre pensait de la stagiaire, j'avais de bonne appréciations du style : "Maëva est très entreprenante, elle prend beaucoup d'initiative...".
Cela me faisait plaisir mais en même temps je savais qu'elles ne pensaient pas ce qu'elles écrivaient, ce qui me faisait mal, pourquoi me disaient-elles des choses gentilles sur un bout de papier alors que dans la réalité elles me mettaient plus bas que terre.
Mes stages étaient enfin finis, j'étais bien contente, je ne supportais plus tout ça j'avais qu'une seule envie que tout s'arrête sinon j'y aurais mis fin moi même. Cela ne m'empêchait pas d'avoir la boule au ventre pendant le trajet jusqu'aux écuries. J'avais des nausées, je stressais à chaque fois que l'on arrivait sur le parking. 

Le temps passait, chaque fois j'étais mal en arrivant au club, je ne mangeais pratiquement plus chez moi, j'avais donc très peu d'énergie et du mal à rester éveillée.
Un dimanche, nous allions en concours. Il n'y avait que trois cavalières dont moi ce jour là.
Une fois arrivée sur le lieu du concours ma mono m'avait dit de descendre un des deux chevaux qui étaient dans le van. Je commençais à le faire reculer mais celui-ci essayait de faire demi-tour, comprenant qu'il n'y arriverait pas il s'était cabré devant moi alors que je tenais la longe, il avait faillit m'écraser contre la paroi du van, j'avais très peur et après ce qui s'était passé je savais que j'allais me faire engueuler j'avais les larmes aux yeux. Ma monitrice m'avait dit que le cheval aurait mieux fait de m'écraser, elle me disait que je n'avait rien à faire dans le monde du cheval que je ferai mieux d'aller faire du vélo. Après ces mots je n'avais pas réussi à retenir mes larmes, par la suite elle m'avait dit qu'il n'y a que les lâches ou les gamins de merde qui pleurent pour ça. Mais comment pouvait-elle dire des choses comme ça, je n'étais pas la seule du club à en prendre plein la tête beaucoup de cavaliers subissaient la même chose mais ils changeaient tous de club. Je ne voulais plus faire mes tours, on me traitais comme si j'étais une merde alors à quoi bon continuer dans le cheval, comme elle le disait je devrais me mettre au vélo...
Ce concours fut la pire journée de ma vie, vous me direz j'aurais pu partir, changer de club, mais je ne l'avais pas fait et je le regrette encore aujourd'hui, une journée qui aurait dû être un jour de joie s'est transformée en cauchemar.

J'avais quand même monté après tout mes parents avaient payé ce concours. Je m'étais ressaisis, après tout ma mono était quand même une "professionnelle" donc si elle me disait que j'étais une merde elle devait avoir raison. Je ne croyais plus en moi, j'avais totalement perdu confiance.
Ma s½ur était là, c'était la première fois qu'elle venait me voir en concours.

A la détente tout s'était bien passé, ma mono m'avait même fait des compliments, c'était bien la première fois qu'elle m'en faisait, alors j'étais perdue je n'avais pas l'habitude.
Sur le départ de mon tour, tout s'était effondré, mon monde était détruit...
Le poney que je montais était complètement stressé, il avait fait deux refus sur le premier obstacle et ma mono m'avait incendié, je ne savais plus quoi faire pourquoi, pourquoi s'acharnait-elle sur moi. La troisième fois le poney avait franchi l'obstacle, mais ma monitrice criait que j'étais nul et que je devais abandonner. Sur ces mots je commençais à trembler, puis je sentais des larmes couler sur mes joues, je luttais pour ne pas pleurer en public mais je n'y arrivais pas. Ma monitrice avait dit une phrase qui m'a marquée  : "Arrêtes l'équitation et mets toi au vélo, tu n'as ni le niveau, ni ta place dans le monde du cheval".
Ma s½ur n'avait pas toléré d'entendre ces mots, elle était allée lui parler.
Elle lui avait dit qu'elle trouvait ça inadmissible la façon dont elle insultait et critiquait des ados qui voulaient juste apprendre et se faire plaisir à cheval.
Puis elles ont toutes les deux monté le ton. La directrice du centre équestre était venu en entendant la dispute, elle avait attrapé ma s½ur par la capuche et l'avait jetée à terre.
Elle la maintenait au sol. Pendant ce temps j'étais sur un banc, je revoyais sans cesse ces scènes défiler dans ma tête de mon arrivée au club, jusqu'à ma s½ur qui se faisait plaquer au sol. Ma mère essayait de me consoler mais c'était peine perdue. Je faisais une crise d'angoisse, je tremblais et n'arrivais pas à me calmer.
Ma monitrice était arrivée, elle me criait dessus, elle disait : "Arrêtes de faire la comédie et de mentir". Elle m'avait attrapée par le poignet et traînée jusque devant ma s½ur.
Je ne tenais pas debout alors je me suis écroulée à ses pieds, j'ai cru qu'elle allait me frapper devant tout le monde. J'avais mal au poignet on ne m'avait jamais serré aussi fort. Ma s½ur pleurait, mon père était intervenu en disant : " stop c'est fini de toute façon ma fille ne mettra plus les pieds chez vous, je voulais partir mais la c'est définitif on s'en va". Imaginez-vous dans quel état j'étais et l'humiliation que j'ai subit lors d'un concours dans un autre club, je ne comprends pas comment on peut briser une personne, on dit que les mots ne blessent pas, mais des mots font parfois plus mal que les coups. Après cette journée je voulais arrêter l'équitation.
 
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Merci de ne PAS PLAGIER, cette histoire n'est pas inventée je l'ai vécu alors merci de votre compréhension. Je n'est pas cité le nom des centres équestres et des personnes afin de ne pas avoir de soucis. Je sais que cette histoire est longue mais j'ai essayé de la faire le plus court possible merci si vous prenez le temps de la lire si vous voulez savoir comment à "fini" cette histoire la suite est sur mon blog DOMAINE-EVER-BLUE

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